L'Aigoual, toute une histoire
Il était une fois un massif montagneux paisible que se partageaient complaisamment les troupeaux en estive ou en transhumance et quelques exploitations minières. On y accepta même que quelques fabricants de bouteilles de la plaine viennent s’approvisionner en bois nécessaire à la production du verre. C’était l’Aigoual.
Tout commença à se gâter quand, vers le milieu du XIXème siècle, une maladie frappa le ver à soie pourvoyeur de richesse dans les vallées…
La misère sur les talons, on voulut compenser et ce fut le début d’une exploitation abusive de la montagne.
Dans les parties les plus basses, c’étaient les chèvres qui dévoraient la végétation alors que les pentes supérieures étaient occupées en été par les troupeaux de moutons transhumants.
Le déboisement ainsi accru ne tarda pas à entraîner des effets désastreux. Des inondations dévastatrices se multiplièrent dans les plaines et les vallées.
Un jour enfin, les services officiels de reboisement s’intéressèrent à l’Aigoual. C’était au moment où se développait, en France et dans le monde, la nécessité des observations de la haute atmosphère, donc partir de stations météorologiques d’altitude.
C’est Georges Fabre le forestier qui démontra combien il était nécessaire de lier observation météorologique, forêt et agriculture.
Le Mont Aigoual aujourd'hui vous ouvre ses portes sur de formidables espaces de randonnées et de découvertes. C'est en cheminant le long des drailles cévenoles que vous pourrez contempler au mieux les forêts verdoyantes et la végétation luxuriante nichées au coeur de ce formidable écrin naturel.