Nîmes, creuset de cultures et d’histoire
Forgée par plus de quatre millénaires, du menhir de Courbessac aux toiles de Viallat, l’âme nîmoise s’offre en partage.
Autour d’une source, quelques Gaulois s’installèrent et associèrent le lieu, au dieu de l’eau, Nemausus.
C’était quelques centaines d’années avant notre ère, la ville avait son nom.
Avec l’arrivée des Romains, bien plus tard, la cité s’étoffe. On construit de grandioses monuments de culte : Maison Carrée, Sanctuaire de la Source ; d’autres sont destinés aux jeux : Arènes. On alimente en eau tous les quartiers à partir du castellum, on se protège par des remparts, on filtre les entrées : Porte d’Auguste, Porte de France ; du haut des tours, on surveille : Tour Magne.
La monnaie, frappée à Nîmes, célébrant une victoire en Egypte de légionnaires de la colonie nîmoise va donner à la ville ses armoiries : un crocodile enchaîné à un palmier couronné de lauriers.
Et l’histoire suivant son cours, de nouvelles cultures arrivent à Nîmes. En les faisant siennes tout comme en leur résistant, la ville acquiert son originalité architecturale et façonne son identité.
Aux turbulences du Moyen Age succède un siècle et demi de conflits religieux qui donnera à Nîmes une des plus importantes communautés protestantes de France… et son esprit critique.
Une étonnante contradiction persiste entre l’austérité apparente de la ville et les démonstrations explosives auxquelles ses habitants s’abandonnent à toute occasion de fête.
Au XIXème siècle, les Arènes étant redevenues lieu de spectacles, on s’adonne au culte du taureau, avec ou sans mise à mort… Commence alors pour Nîmes, l’influence ibérique et tout son cortège de folklore.
Ne demandez pas à un Nîmois s’il se sent romain, andalou, provençal, languedocien, camarguais ou cévenol… Il est tout à la fois. C’est bien la subtilité de son charme !