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Secrets de garrigues

Deux éléments se partagent le paysage de garrigue : l’olivier et la pierre sèche. C’est par là que les hommes ont apprivoisé ce milieu apparemment hostile.
L’olivier, arbre symbole de la Méditerranée, est présent en terre nîmoise depuis des millénaires.
Les siècles ont appris aux hommes à en maîtriser la culture, à perfectionner les récoltes et à organiser la production d’huile.
Depuis quelque temps, la médecine prône les bienfaits de l’huile d’olive.
Le produit est peut-être banalisé, le travail qu’il nécessite l’est beaucoup moins.
Il commence, comme pour tous les fruits, par la cueillette. Seulement celle-là, elle se fait en décembre et à la main ! Même dans les régions méridionales, la température n’est pas forcément idéale…
La récolte est ensuite transportée au moulin pour y être pressée. Entre alors en jeu un autre savoir-faire manifeste dans des moulins à huile de la région durant les mois de décembre et janvier.
L’olive verte vendue sur tous les marchés s’appelle « la picholine ». C’est la spécialité du coin.
Précision utile : toutes les variétés d’olives deviennent noires en mûrissant ce qui ne veut pas dire qu’elles deviennent douces à la bouche… Pour cela, qu’elles soient noires ou vertes, une préparation est nécessaire.
En occupant la garrigue, les habitants se sont trouvés confrontés à l’omniprésence de la pierre. Leur ingéniosité sans limite leur a permis, par réutilisations multiples, de construire en pierre sèche des murs d’enclos, les clapas, des abris, les capitelles et les masets, des terrasses, et aussi d’empierrer les chemins.
Observez bien, au cours de vos promenades. Vous allez découvrir les témoignages de la vie et du travail des hommes, peut-être envahis par une végétation sauvage et odorante ; c’est un des charmes de la garrigue.

 

 

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