Nîmes et sa région
FERIA, AMBIANCE FOLIE DOUCE
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Plus d'un demi-siècle est passé depuis la création de la Féria. Pourtant le sens de la fête est toujours aussi vif chez les Nîmois...
Créée en 1952, elle est toujours aujourd'hui le point d'orgue de la vie festive nîmoise. Le sens de la fête est toujours aussi vif chez les Nîmois qui vivent leurs passions deux fois dans l'année.
Et comme plus on est de fous, plus on rit! Les visiteurs sont invités à partager les libations dans la plus sympathique convivialité...
Que ce soit pour Pentecôte ou les Vendanges, le culte du taureau qu'il soit espagnol ou camarguais, n'est qu'un prétexte aux réjouissances.
Inimitable et inracontable, une Féria, ça se vit !
A Nîmes, on dit qu'on « la fait » !
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LA BRANDADE DE NIMES

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Une spécialité nîmoise transmise de génération en génération : une émulsion de morue désalée, montée avec du lait et de l’huile d’olive. Certains y ajoutent de l’ail et d’autres une pomme de terre écrasée. Venez goûter et laissez aller vos papilles…
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Recette de la Brandade
Ingrédients : 500 gr de morue. De préférence séchée au sel et en morceaux épais. 1/4 de litre d'huile d'olive. 1/4 de lait.
Faire déssaler la morue au moins 24 h à l'avance. Pour cela, mettre la morue dans une passoire elle même posée dans une cuvette pleine d'eau.
Le sel va fondre et tomber au fond. Il est impératif de changer l'eau 2 ou 3 fois pendant les 24 heures.
Egoutter, mettre dans de l'eau froide et faire chauffer jusqu'à ce que l'eau frissone pendant quelques minutes. Ne pas faire bouillir!
Eteindre le feu et laisser pocher 15 minutes dans l'eau. Retirer les arêtes, effeuiller la morue et piler les petits morceaux au fur et à mesure.
Dans une casserole à fond épais, verser la morue pilée en y ajoutant petit à petit l'huile d'olive et le lait que vous aurez fait tiédir. Il faut obtenir, en tournant, une pâte épaisse et onctueuse.
Conserver chaud au bain-marie et servir avec des croûtons frits.
Variantes :
Ajouter 1 ou 2 truffes en rondelles et poivrer.
Servir avec des pommes de terre à la vapeur.
Servir la brandade en entrée dans de petits feuilletés.
NIMES, CREUSET DE CULTURES ET D'HISTOIRE
Forgée par plus de quatre millénaires, du menhir de Courbessac aux toiles de Viallat, l'âme nîmoise s'offre en partage. Autour d'une source, quelques Gaulois s'installèrent et associèrent le lieu, au dieu de l'eau, Nemausus. C'était quelques centaines d'années avant notre ère, la ville avait son nom.
Avec l'arrivée des Romains, bien plus tard, la cité s'étoffe. On construit de grandioses monuments de culte : Maison Carrée, Sanctuaire de la Source ; d'autres sont destinés aux jeux : Arènes. On alimente en eau tous les quartiers à partir du castellum, on se protège par des remparts, on filtre les entrées : Porte d'Auguste, Porte de France ; du haut des tours, on surveille : Tour Magne.
La monnaie, frappée à Nîmes, célébrant une victoire en Egypte de légionnaires de la colonie nîmoise va donner à la ville ses armoiries : un crocodile enchaîné à un palmier couronné de lauriers.
Et l'histoire suivant son cours, de nouvelles cultures arrivent à Nîmes. En les faisant siennes tout comme en leur résistant, la ville acquiert son originalité architecturale et façonne son identité.
Aux turbulences du Moyen Age succède un siècle et demi de conflits religieux qui donneront à Nîmes une des plus importantes communautés protestantes de France... et son esprit critique.
Une étonnante contradiction persiste entre l'austérité apparente de la ville et les démonstrations explosives auxquelles ses habitants s'abandonnent à toute occasion de fête.
Au XIXème siècle, les Arènes étant redevenues lieu de spectacles, on s'adonne au culte du taureau, avec ou sans mise à mort. Commence alors pour Nîmes, l'influence ibérique et tout son cortège de folklore.
Ne demandez pas à un Nîmois s'il se sent romain, andalou, provençal, languedocien, camarguais ou cévenol... Il est tout à la fois. C'est bien la subtilité de son charme !
Plus d'informations Office de tourisme de Nîmes
PETITE HISTOIRE DU FIL A NIMES
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L'histoire débute dès le XVIIème siècle quand arrivent, en provenance d'Orient, des étoffes colorées qu'on appelle « indiennes ».
La ville, manufacturière depuis longtemps, se lance alors dans la fabrication de ces cotonnades. Les ateliers d'impression et de peinture sur coton fleurissent en Provence et en particulier à Nîmes.
Au XVIIIème siècle, jusqu'à 4500 métiers à tisser s'activent.
Au XIXème siècle, la mode s'en mêle...
Dans l'Europe entière se développe un passion pour le châle en cachemire. A Nîmes, on élargit la clientèle en produisant des châles à meilleur marché, en bourre de soie. C'est l'apogée de l'industrie textile nîmoise.
Plusieurs boutiques spécialisées proposent une large gamme de tissus ou vêtements à motifs provençaux. Si vous franchissez le seuil, vous vous laisserez sûrement séduire. Le plus difficile sera de faire un choix...
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SECRETS DE GARRIGUES
Deux éléments se partagent le paysage de garrigue : l'olivier et la pierre sèche. C'est par là que les hommes ont apprivoisé ce milieu apparemment hostile.
L'olivier, arbre symbole de la Méditerranée, est présent en terre nîmoise depuis des millénaires.
Les siècles ont appris aux hommes à en maîtriser la culture, à perfectionner les récoltes et à organiser la production d'huile.
Depuis quelque temps, la médecine prône les bienfaits de l'huile d'olive.
Le produit est peut-être banalisé, le travail qu'il nécessite l'est beaucoup moins.
Il commence, comme pour tous les fruits, par la cueillette. Seulement celle-là, elle se fait en décembre et à la main ! Même dans les régions méridionales, la température n'est pas forcément idéale...
La récolte est ensuite transportée au moulin pour y être pressée. Entre alors en jeu un autre savoir-faire manifeste dans des moulins à huile de la région durant les mois de décembre et janvier.
L'olive verte vendue sur tous les marchés s'appelle « la picholine ». C'est la spécialité du coin.
Précision utile : toutes les variétés d'olives deviennent noires en mûrissant ce qui ne veut pas dire qu'elles deviennent douces à la bouche... Pour cela, qu'elles soient noires ou vertes, une préparation est nécessaire.
En occupant la garrigue, les habitants se sont trouvés confrontés à l'omniprésence de la pierre. Leur ingéniosité sans limite leur a permis, par réutilisations multiples, de construire en pierre sèche des murs d'enclos, les clapas, des abris, les capitelles et les masets, des terrasses, et aussi d'empierrer les chemins.
Observez bien, au cours de vos promenades. Vous allez découvrir les témoignages de la vie et du travail des hommes, peut-être envahis par une végétation sauvage et odorante ; c'est un des charmes de la garrigue.
Les capitelles
Le principe de ces constructions en pierres sèches est très ancien et impossible à dater avec précision. Les plus anciennes encore debout aujourd'hui remontent au XVIIème. Elles sont le témoignage du travail patient et soigné des pauvres paysans qui possédaient peu de biens. Pour ces anciens occupants de la garrigue, les capitelles représentaient beaucoup plus qu'un simple abri. Elles concrétisaient leur propriété et étaient la preuve qu'ils possédaient un bien propre.
AU PAYS DE SOMMIERES...
Sommières
Bâtie à côté d'un pont romain de 17 arches sur le Vidourle, édifié sous Tibère au Ier siècle, Sommières n'est réellement connue que depuis le IXè siècle. Le cuir, la laine puis la distillation d'essences aromatiques associés à des marchés réputés dès le Moyen Age expliquent les riches hôtels particuliers que l'on peut admirer aujourd'hui.
Outre de fraîches ruelles, places et arcades, la seule tour de 25 mètres qui émerge du château fort perché offre un panorama superbe. Laurence Durell, célèbre auteur brittanique qui vécut dans la ville jusqu'à son décès en 1990, écrivit : "je dois reconnaître que je n'ai rien vu de plus joli que sommières".
Plus d'informations Office de Tourisme de Sommières
A voir absolument :
Les carrières de Junas
Les anciennes carrières de Junas, utilisées depuis le Moyen âge et abandonnées en 1939, sont aujourd'hui le décor des rencontres de la Pierre et d'un festival de jazz. réputés Mais, même hors de tout évènement, ce site très imposant en pleine garrigue est propice à la promenade et les formes dessinées par la lumière incitent à de longues rêveries.
Calvisson
Au sommet du roc de Gachonne (de l'occitan "agachoun", lieu d'où l'on épie) trois moulins, construits fin XVIIIème, dressent leur haute silhouette. Au sommet de l'un deux, une table d'orientation guide le regard qui porte jusqu'à la mer et les Cévennes. un sentier pédestre de 16 kilomètres complète les possibilités autour de la colline. Dans le charmant village de Calvisson, la maison du Boutis expose des pièces très intéressantes du XVIIème au XIXème siècles.
Aubais
Joli village de la plaine de la Vaunage et son chäteau du XVIIème aujourd'hui morcelé mais considéré en son temps comme pas moins que le "Versailles du Languedoc".
Le château de Villevieille
construit dès le Xème siècle et restauré à la Renaissance, fut épargné par la Révolution car le maître des lieux était un ami de Mirabeau et de Voltaire.