LE CAILAR, village emblématique de la Camargue gardoise

Site et monument historiques

Capitale de la Petite Camargue

Le site d'habitation du Cailar est très ancien comme le montrent les nombreux vestiges archéologiques d'influences grecque et celtique, remarquables par leur singularité, datant du Ve au IIIe siècle av. J.-C.. Dans le passé, le village était plus proche des rives du Rhône et était quasiment au bord de la mer, à laquelle on accédait par une lagune aujourd’hui ensablée. Cet emplacement privilégié, ajouté à sa situation au confluent de deux cours d'eau, le Vistre et le Rhôny, en fait un endroit stratégique intéressant pour les populations. Dans l'antiquité, il subira l'influence grecque et deviendra un port destiné à la pêche et aux échanges commerciaux qui comptera près de 5000 habitants... Il subira ensuite l'influence latine et la présence romaine et gallo-romaine dans cette région traversée à cette époque par la Via Domitia, une des principales voies romaines de circulation puis au Moyen Âge, à proximité d'une route régulièrement empruntée par les pèlerins qui se rendent à Saint-Jacques de Compostelle. Guerres féodales puis guerres de religion auront raison du château et le village ne gardera le souvenir de cette importante place forte que par son nom qui vient de "castellum" "château" transformé en Cailar.

Le village possède une très belle église romane dont certaines parties datent des XIe et XVIIe siècles. Elle est classée à l'inventaire des monuments historiques ainsi que les arènes pour les jeux taurins, les "courses camarguaises", très typiques de la région. La mairie est installée dans un bâtiment du XVIIIe siècle, ancienne caserne des Dragons du Roi. À voir également le temple ainsi que l'originale et imposante tour de l'horloge.
Parmi les curiosités, figurent plusieurs tombes d’un caractère particulier. Ce sont, en effet, des taureaux cocardiers qui y reposent, la population du village ayant décidé d’honorer leur qualité de bravoure exceptionnelle lors de leurs participations aux courses camarguaises. La plus visible est celle du taureau Le Sanglier, de la manade Fernand Granon (années 1920-30), qui trône à l’entrée du village. Plus discrète, la tombe du taureau Le Cosaque, de la manade Lafont (années 1950), se trouve dans les près.
Dans le village, se trouve également une maisonnette propriété de la famille Baroncelli-Aubanel, qui fut, avec le Marquis Jacques de Baroncelli notamment, une des familles importantes de la Petite Camargue.
À l'extérieur du village, la Tour d'Anglas, ancienne tour d'octroi en direction de la mer, datant du XIVe siècle est très bien restaurée.
Outre les monuments, le site est particulièrement remarquable par sa situation exceptionnelle en Petite Camargue et l'aspect préservé de ses alentours, partagés entre les prairies où paissent les taureaux et chevaux et les marécages à la flore et faune très diversifiée. C’est au Cailar que sont apparues, au XIXe siècle, les premières manades (élevages en semi liberté) de taureaux exclusivement réservés à la course camarguaise. C’est aujourd'hui encore le village qui comporte le plus grand nombre de ces élevages prestigieux, d'où son surnom de Capitale de la Petite Camargue.
La Via Tolosane (Voie Toulousaine) de son nom latin est un des 4 chemins de pèlerinage de France vers Saint Jacques de Compostelle. Elle est la voie la plus au sud. Passant par Toulouse, comme son nom l'indique, le point de rassemblement et de départ est à Arles. Elle traverse le pays d'étape en étape et franchit les Pyrénées pour poursuivre son chemin côté espagnol.

30740 LE CAILAR

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