;
© TONY GONNET © ANNEE 1941 © MINOTAURE ET MUSICIEN (1944) © ESPACE (1944) © SOLITUDE (1944) © ANNEE 1946 © VERTIGE (1946) © CHAMP DE COQUELICOTS (1954) © ECRITURE PLASTIQUE (1966) © REGARDS INDISCRETS (1980) © ANNEE 2000 ©

Fondation Tony Gonnet

Maison et atelier d'artiste

Né à Péronne le 22 août 1909,Tony GONNET a grandi dans une famille aisée de Picardie. La littérature est sa seule passion, jusqu’au jour où il découvre l’attrait de la mécanique où tout est mouvement et équilibre. La force créée par un assemblage de rouages bien ordonnés le fascine.

Ayant fait son service militaire dans l’aviation civile, il met au point un moteur d’avion de conception révolutionnaire. Intéressé par cette invention, le Ministère de l’Air lui attribue une subvention en 1938. Mais la guerre approche, c’est la mobilisation générale.Après la défaite, il s’embarque pour le Maroc dans l’espoir d’atteindre l’Amérique. Faute d’avoir obtenu visa, ilse retrouve en France.

Sous l’occupation, il habite l’hôtel Louisiane au cœur de Saint-germain-des-Prés ; y résident aussi Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.

Tony fait partie des figures historiques du " Saint-Germain-des-Prés "de l’après guerre. Dans une effervescence propice aux rencontres,il se lie d’amitié avec les deux frères Prévert,Boris Vian, Crolla, Mouloudji, Baron Molet, Alain Cuny, Simone Signoret, RogerBlin, et bien d’autres.

Tony commence alors à peindre.

Ses premières œuvres, peintures ou dessins, sont d’inspiration surréaliste.


Vers 1947, s’essayant à créer avec les seules ressources de l’esprit, sa peinture devient non-figurative. Même si l’anecdote poétique ou fantastique disparaît, le climat demeure sur réel. Cette période marque un tournant vers l’abstraction. Il explore les possibilités de l’aplat, technique dans laquelle il va exceller.

Dans les années 50, les tableaux ont une structure formelle dense et vigoureuse. Le sujet, composé des formes souvent soulignées, s’organise sur un fond monochrome ou nuancé qui parfois rivalise d’importance avec lui.

Jusqu’aux années 60, la peinture de Tony a, selon Jean CASSOU (1970) " une belle sévérité géométrique, entons sourds et sur un registre grave. Cette gravité est noble et d’un charme puissant ".

Au cours des années 60, les formes occupent tout l’espace. Abandonnant la juxtaposition, elles commencent à se superposer de même que les couleurs dont le registre se nuance.

À la fin des années 60, des formes figuratives, humaines ou animales, s’intègrent aux peintures. Ces résurgences de la période surréaliste, sont, toutefois, dépouillées de leur signification. Leurs lignes restent dans le cadre géométrique et se fondent dans l’abstraction qui constitue désormais l’écriture plastique du peintre.

À cette époque, il abandonne la toile, pour peindre sur des supports durs, comme le bois, l’isorel, le novopan. Ces matériaux sont mieux adaptés à la fluidité des couleurs qui ne cessent de s’affiner.

Les années 70 montrent une évolution de la palette. Aux tonalités graves se substituent des colorations plus douces ; les contrastes sont de plus en plus chromatiques, la trame du réseau graphique paraît s’animer. On assiste alors à un éclatement de couleurs fraîches, gaies, aux nuances rares et infinies, qui ont la transparence du vitrail.

À partir des années 80, les figurations sont de nouveau associées à la structure géométrique. Ce sont cette fois, des profils épurés qui émergent de mondes mystérieux d’où l’homme n’a pas complètement disparu. La ligne souple de ce thème figuratif est, désormais, presque toujours intégrée à l’expression abstraite de l’œuvre.

En septembre 2004, à l'âge de 95 ans, Tony s’est éteint à Nîmes.

En 2005, Hatice a présenté à Serviers une rétrospective  de ses œuvres.

En 2007, Jean-Marc Roubaud, député du Gard, a organisé à Villeneuve-lez-Avignon une exposition présentant des œuvres de Tony datant des années 1950-1960

Le 18 mai 2009, une vente aux enchères publiques aura lieu à Drouot-Richelieu. Quelques 163 seront exposées afin de réunir les fonds nécessaires à la création de la Fondation Tony Gonnet.


1. L'ARTISTE ET SON ŒUVRE

Offrant un jeu croisé de lignes, de couleurs et de transparences,les tableaux de Tony sont des foyers lumineux qui irradient de tous côtés. Ils sont le reflet d’une âme sensible, dont le regard plonge au cœur des choses afin d’en extraire l’essence.

Tony est, avant tout, un homme aux sentiments vrais et bien ancrés, avide d’expériences et se nourrissant de réflexions. Il se refuse à parler d’inspiration, car, pour lui, seul le métier et la patience peuvent donner à l’œuvre la vérité de l’expression.

L’œuvre de Tony est essentiellement abstraite, même si, parfois,une touche de surréalisme se glisse dans son répertoire de formes.Admirablement construite et dégageant une intériorité lumineuse, elle dénote un esprit rationnel doté d’une âme de poète au lyrisme débordant de formes et de couleurs.


2. SA DÉMARCHE PICTURALE
L’organisation formelle de la peinture de Tony garde les réminiscences de deux univers apparemment opposés ; l’un est lié à la technique, l’autre appartient au courant surréaliste. Mais l’allusion demeure lointaine. Tony se maintient dans les strictes limites de l’abstrait et la diversité de ses productions demeure dans une structure géométrique bien organisée.

La riche personnalité du peintre transparaît dans l’ensemble de son œuvre, où rigueur de construction et palette lyrique s’associent avec une grande cohérence.

L’écriture plastique de Tony est savamment architecturée. Les multiples formes inventées et leurs riches tonalités sont agencées de façon précise ; rien n’est laissé au hasard.
Bien que purement géométrique,cette structuration est dynamique. Et, ça et là, près des puits de lumière, vibrent les couleurs.

Tony a l’art de capter la lumière pour en disperser les couleurs.

Pierre COURTHION a noté, dès 1960, que " la peinture de GONNET ne ressemble à aucune autre ". Avec ses harmonies dégradées, ses combinaisons de courbes et de droites, ses plans qui ses superposent, se juxtaposent, s’imbriquent, se croisent, l’œuvre de Tony est en effet unique ; elle ne s’insère dans aucun courant pictural.

Cette peinture, est celle d’un artiste insensible aux promotions et aux exigences médiatiques. Jean CASSOU (1970) a écrit à son sujet : " On se saurait dissocier aucun élément de ce tout véritablement organique ; il se prouve par sa seule séduction qui est irréfutable, et témoigne de la valeur d’un esprit qui n’a jamais attendu d’autre effet que ceux de son pur labeur, d’autres récompenses que celles d’une existence d’autant plus féconde qu’elle est retraite ".

Tony aime travailler par séries, chacune de ses compositions étant le prolongement de la précédente. Par ses variantes, le même thème est ainsi exploité jusqu’au but recherché. Cette recherche peut être comparée à l’exploration systématique des fugues de Jean-Sébastien BACH,ou à la démarche scientifique qui n'aborde jamais une nouvelle étape sans avoir intégrer la problématique de la précédente.

Est-ce le fait de sa modestie, de sa discrétion ou encore de son humeur secrète, qu’il préfère peindre sur des petites surfaces ? Toujours est-il que Tony a rarement produit des tableaux dépassant 100 cm X 80cm.

Pierre COURTION (1960) avait raison de comparer les tableaux de Tony aux" haï-kaï " japonais, courts poèmes dont la portée tient au fait qu’ils soient si ramassés.


3. SES EXPOSITIONS
L’essentiel de l’atelier de Tony GONNET se trouve dans un hôtel parisien du XVIIe siècle, situé dans le quartier du Marais. Mais, nombre de tableaux sont exposés dans sa résidence provençale, vieille demeure qui est à proximité d’Uzès dans le Gard.

Tony GONNET est un homme discret et solitaire, qui évite les manifestations du monde extérieur, il a donc volontairement peu exposé.

Sa première exposition date de 1952, Galerie de Henriette Niepce, Paris.Dans la préface de cette exposition, écrite par Jean GENET, on peut lire : " La peinture abstraite se refusant l’émotion que donne le fait,aussi défait de l’anecdote, aussi désincarné, soit-il, notre sensibilité ne sait encore sur quoi s’appuyer. La voici, devant ces toiles qu’on vous montre aujourd’hui, libre d’y voir ce qu’elle veut, et rien n’est plus difficile à utiliser qu’une liberté nouvelle ".

Tony GONNET considère cette liberté intérieure comme le bien le plus précieux. Elle permet à l’esprit de s’évader, d’imaginer. Or, pour lui,l’imagination est l’essence même de l’abstraction.


Ouvert de Juin à fin septembre sur réservation.

Adresse

Rue des Ecoliers 30700 SERVIERS ET LABAUME

Site internet

http://www.tonygonnet.com

Contactez l'établissement

Par téléphone

Prendre contact avec le propriétaireFondation Tony Gonnet

+33 (0)4 66 22 20 55

Par mail

Prendre contact avec le propriétaireFondation Tony Gonnet


Informations pratiques

  • Informations

  • Tarifs et paiement

Informations

Langues d'accueil

  • - français
  • - anglais
  • - turc

(Les champs signalés par * sont obligatoires)

Valider