Prenez place… la cloche retentit… le kamishibaï s’ouvre ! C’est un cadre en bois dans lequel on fait glisser des planches illustrées qui racontent une histoire. Le ou les conteurs sont placés derrière et narrent l’histoire.
Le kamishibaï a été inventé, dit-on dans les années 1920, mais il est l’héritier d’une longue tradition de contes illustrés au Japon. Théâtre de pauvres, il a fleuri à une époque où le Japon connaissait de grandes difficultés économiques : dans les années 30, lors de la dépression économique, beaucoup de gens dans les rues étaient à la recherche d’un emploi au jour le jour, le kamishibaï représentait alors, pour les artistes et les conteurs, un maigre moyen de subsistance. Durant la Seconde Guerre mondiale et les années qui suivirent, le kamishibaï devint une partie plus intégrante encore de la société. En tant que distraction de masse, dans la mesure où on pouvait l’apporter dans les abris antiaériens et dans les quartiers dévastés par les bombardements. À cette époque, il s’adressait autant aux adultes qu’aux enfants. Dans les années 1950, à l’arrivée de la télévision, le kamishibaï était une forme de divertissement si populaire que le poste de télé était appelé Denkishibaï (petit théâtre électrique).