Ondulations singulières et saillies du duo Gerardo Di Giusto / Eric Longsworth en première partie de « La Pierre d’Eden » dans laquelle se déploie une Tunisie sonore, sublimée par la voix lyrique d’Alia Sellami et l’euphone de Marc-Antoine Millon.
La 32ᵉ édition du festival Autres Rivages vous invite à profiter des belles soirées d’été, tout en se laissant bercer — ou soulever en rythme! – par des prestations musicales de grande qualité.
Les artistes de la première partie :
« Contrebasse – Piano, un duo hors du commun pour une musique virtuose, originale, dynamique, séduisante et néanmoins poétique. Les origines argentines de Gerardo Di Giusto s’entremêlent au passé jazz d’Eric Longsworth dans une quête contemporaine de leurs cultures populaires. »
Gerardo Di Giusto Pianiste-compositeur argentin (écriture, improvisation) raffiné et contemporain, puise ses racines dans la tradition argentine. Formation au conservatoire de Córdoba, puis Paris (piano, écriture, arrangement jazz au C.I.M. avec Laurent Cugny), Diplômé Supérieur de Direction d’Orchestre à l’École Normale de Musique de Paris. Carrière internationale entre Europe, Amérique latine et Japon, (soliste et compositeur).
« Gerardo Di Giusto change ostensiblement la perspective de la musique argentine actuelle » (Le Monde de la Musique)
Eric Longsworth, américain installé en France, compositeur et violoncelliste, artiste « inclassable », aux confluents de plusieurs styles. Auteur d’un univers musical singulier entre jazz et musiques actuelles, doté d’un sens évident du rythme, virtuose du violoncelle tirant de son instrument électrique autant de mélodies captivantes que d’harmonies inédites.
La Pierre d’Eden :
Musique pour voix, Électronique et Euphone.
Textes du poète tunisien Ouled Ahmed. Alia Sellami (Voix, composition) – Marc Antoine Millon (Euphone, électronique et composition) – Jean Benoit Gosse (diffusion 5.1)
Tunisie Sonore : la captation des « paysages sonores » à Tunis, dans la Médina, dans la rue auprès de musiciens locaux Salah El Ouergli (Gombri) , Ahmed Litaiem (Naï), des élèves de Alia Sellami à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis.
Composition : l’analyse spectrale des « paysages sonores », leurs propres harmonies, leurs propres rythmiques, constitue la base du processus compositionnel. L’aspect transculturel de la voix d’Alia Sellami, peu commun dans le milieu du chant, permet une écriture polymorphe : voix d’opéra (travaillée), chant traditionnel (voix brute), le parler/chanter (slam). Les textes sont superposés aux paysages sonores recomposés, mixés et le chant cristallin de l’Euphone. L’informatique électroacoustique multiplie les voix et expose ces polyphonies sur lesquelles, en direct, la voix solo s’exprime. Ces « voix » sont spatialisées grâce la diffusion en 5.1 et le mixage en temps réel.
Projet aidé par l’Institut français de Tunis, la DRAC Nouvelle Aquitaine, l’OARA, le festival International des Francophonies.
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Langues parlées : Français