Circuit touristique de St Victor la Coste

Saint-Victor-la-Coste

|Site et monument historique

Circuit touristique de St Victor la Coste_Saint-Victor-la-Coste

L’ancien hôpital ou l’Hôpital des pauvres (XVIIe siècle) – étape 2
Ce bâtiment du XVIIème siècle, sis au début de ce qui était le chemin d’Uzès, avait été bâti pour les pauvres du village mais aussi pour les mendiants et les passants. La fin de ce siècle étant marquée par une grande pauvreté générale. Pour le fonctionnement de ce lieu, quelques terres léguées par testament (deux hectares), étaient gérées par « un hospitalier » qui était aussi le croquemort !!! Il recevait aussi une rente seigneuriale, certaines amendes, des aumônes institutionnelles, des legs testamentaires ou en nature de la part des habitants. A la fin de l’activité hospitalière, le bâtiment fut transformé en hostellerie. Aujourd’hui, ce bâtiment est privé.

Le château d’en bas – étape 3
A la fin du XVIIème siècle, le Seigneur fait agrandir sa maison située dans le vieux village, qui deviendra plus tard le château d’en bas.
Dans cette habitation se trouve un puits qui débouche également dans la rue mais le seigneur fait vouter ce puits, et le rend inaccessible aux habitants. C’est une des causes d’un des procès intentés au Seigneur. Il est finalement décidé que le puits sera commun et que les habitants pourront puiser leur eau du côté de la rue.
Les bâtiments ont été édifiés en 1662 sur les murailles et sur la tour de Saint Victor. Le passage a ainsi été enfermé dans le château et a fait également l’objet d’un procès. Il s’agit de l’aile nord de l’actuel château, et du passage sous la voûte, qui ont été usurpés par le Seigneur à l’origine. Les habitants accordent finalement au Seigneur la possession de ce terrain et de cette partie nord du château.

Les remparts et ses 4 tours – étape 4
Ce rempart du XIVe siècle, construit avec la chaux de St Victor, rejoint les ruines du Barry Vieux (ancienne muraille), de chaque côté du village, à partir de la tour de l’Oume et de la tour de l’Auro à l’ouest.
Une tour rectangulaire, La Gardette, aujourd’hui disparue, contrôlait l’unique entrée du village qui se trouvait à votre droite dans la montée. La rampe d’accès était si étroite qu’on ne pouvait pas entrer avec une charrette. Les denrées et les tonneaux de vin étaient déchargés à l’entrée puis transportés à dos d’âne. Vers 1739, la tour est démolie et l’accès élargi.
La tour de l’Oume, à votre gauche, tour de guet et salle des gardes dès sa construction, était munie d’une charpente. Le projet de construction de l’église, en 1665, prévoit de se servir de la tour pour en faire le clocher.
La salle du rez-de-chaussée est coiffée d’une voûte en cul de four en 1676 et servira de salle de réunion des consuls.
Au fil du temps, il perd son côté défensif. Après la démolition de la tour de la Gardette, une porte est ouverte dans le rempart contre l’église pour pouvoir y accéder à partir du Vieux Village. Une autre porte est ouverte contre la tour de l’Auro, à l’ouest.
La partie supérieure du rempart sera ensuite abattue entre la tour de l’Oume (le clocher de l’église) et la demeure seigneuriale dite « le château d’en bas ».

Les écoles « dites » des filles et des garçons, construite en 1848 – étape 5
Dès 1660, on a des traces de « Maîtres d’écoles » dans le village sans que l’on sache précisément ou était dispensé cet enseignement.
C’est seulement en 1822 qu’il a été décidé de bâtir une école et ce fut effectif en 1827.
Face à l’église, on construit une école pour les filles, avec même un petit internat qui sera tenu par des religieuses originaires de l’Ardèche.
En 1836, exhaussement d’un étage.
En 1848 sera construit un nouveau bâtiment, face au presbytère qui sera dédié aux filles.
C’est sous le mandat de Monsieur Léon Boucher (Maire de 1888 à 1894) que l’école religieuse est devenue laïque.
Ces deux bâtiments seront le groupe scolaire du village jusqu’en 1951.
À ce jour, le bâtiment situé en du presbytère est dédié à des logements sociaux, celui en face de l’église est une demeure privée.

L’ancienne mairie – étape 5
Appuyé contre la nouvelle église, ce bâtiment a été habité par un chirurgien et un cordonnier. Par la suite, il fut le siège de la mairie après l’abandon de la maison commune et a été utilisé jusqu’à la construction de la mairie actuelle (1875-1877).
À ce jour, deux logements communaux occupent l’espace.

Le Castellas – Étape 6
Le village de Saint-Victor-la-Coste occupe une position unique parmi les agglomérations de la vallée de la Tave. Il est le seul qui dispose d’un piton rocheux élevé, sur lequel trône un puissant château fort « Le Castellas ».
Les seigneurs de Sabran font construire le Castellas vers 1125. Cette citadelle devient la place forte de leur domaine et Saint Victor capitale de la Sabranenque, région constituant le domaine des comtes de Sabran.
Elle attire en ces temps troublés, vers le XIIème siècle, la population qui a vécu jusque-là dans la plaine et qui vient s’installer sur le flanc nord de la colline, au plus près du château. C’est le vieux village.
Au début du 13ème siècle, le comte de Rostand de Sabran s’allie au comte Raimond de Toulouse, chef des mouvements cathares. il combat le roi de France, Louis VIII, il est battu.
Son pouvoir s’effondre avec ses défaites. Il doit à plusieurs reprises demander pardon et rendre allégeance à la couronne. Il doit livrer le Castellas au Sénéchal royal de Beaucaire qui fait abattre les fortifications. Dès lors, Saint Victor n’est plus qu’une seigneurie parmi d’autres, appartenant successivement aux fastes domaines de plusieurs familles féodales : les Montlor, les Poitiers, les Nicolaï, les Gadagne.
Durant les guerres de religion, le Castellas est un temps occupé par les troupes royales. Puis il reste à l’abandon jusqu’à nos jours.
Devenu récemment propriété de la commune, il fait l’objet d’un projet de réhabilitation dont la réalisation s’étendra sur de nombreuses années.
Cette restauration est confiée à l’association des amis de la Sabranenque qui accomplit par ailleurs un travail remarquable de rénovation du vieux village.

La magnanerie – Étape 7
Au rez-de-chaussée des magnaneries, on entreposait les feuilles de mûrier dont les vers se nourrissent exclusivement dès leur éclosion. Aux étages supérieurs, on installait le chauffage avec des poêles à bois ou à charbon et les rangées de claies d’élevage des vers.
Là, les vers à soie se transformaient en chenilles qui filaient leur cocon par un fil de bave mesurant en moyenne 1000 mètres. Les cocons étaient ensuite dévidés pour obtenir le fil de soie après avoir été étouffés dans une étuve.
Cette magnanerie possédait quatre cheminées, aujourd’hui disparues
Une grande partie du village a pratiqué cet élevage, appelé sériciculture, dans les magnaneries mais aussi dans les greniers des maisons. Il en est fait mention à Saint-Victor-la-Coste dès 1656 ; elle s’est développée au XVIIIe siècle et jusqu’au milieu du XIXe.
Le tissage de la soie n’était autorisé que dans quelques villes en France.

Quartier « le Pijol » – Étape 8
Le quartier Le Pijol, Pujol ou Poujol en occitan ou en catalan signifie la petite colline. Il fut l’un des premiers hameaux construits après celui de Plaineautier ; au XIVe siècle hors des remparts du vieux village.
Les habitants ont édifié des bâtiments d’exploitation, des granges, des écuries…
Les habitants ont conservé leurs habitations dans le vieux village et venaient au Pijol pendant la journée pour s’occuper de leur terre

Equipements

  • Visites individuelles libres en permanence

Langues

Français

Tarifs et modes de paiement

Adresse

Départ devant la mairie
30290 Saint-Victor-la-Coste

Voir l’itinéraire

Dernière modification : 22 avr. 2026, 13:24:14

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